LE BALAITOUS (3 144m) par la G DIAGONALE et le refuge LARRIBET - le 29 juillet 2018

31 juillet 2018 - 18:05

Le Balaïtous est le premier 3000 de la chaîne en partant de l’océan atlantique ; il nous réserve un itinéraire long et parfois complexe passant par la célèbre Grande Diagonale. Tracée dans la falaise quasi verticale et dominant des à pics vertigineux, cette longue vire est cependant plus accessible lorsqu’elle est entièrement déneigée.

Le départ se fait samedi matin pour 7 randonneurs de NR&M en direction d’Arrens-Marsous pour 360 kms par autoroute. Après avoir traversé Arrens-Marsous prendre la route d’Aste jusqu’à son terminus sur le parking du plan d’Aste, près de la maison du parc. Nous sommes à l’altitude 1 470m, et après avoir pris un pique-nique près du gave d’Arrens, les sacs à dos chargés, nous attaquons la montée vers le refuge de Larribet (alt. 2 070m) avec un léger brouillard. Après avoir franchi le pont, le sentier s’élève rive gauche du gave qui conduit au déversoir du lac de Suyen. Rejoindre la cabane de Doumblas face à la cascade de Larribet et poursuivre la montée dans le vallon du même nom. Traverser sur la passerelle et passer un ressaut par la gauche pour rejoindre enfin le refuge.

Fait 5.5 kms – 2h30 de marche –  +600m de dénivelé    

Dimanche matin, la météo est favorable et départ du refuge à 6h30 en direction de l’Ouest et des lacs Batcrabère. Nous atteignons rapidement le 1er lac, puis le second à l’altitude 2 180m. C’est à partir de celui-ci que l’on distingue le col Noir et la brèche des Ciseaux ; c’est la direction à prendre vers les lacs de Micoulaou que l’on devine au-delà du ressaut. Des névés résiduels sous le col noir en délimitent leur partie sud. Au-delà des lacs,  nous visons sur la droite pour atteindre la brèche des Ciseaux réputée plus aisée à franchir. Après une petite redescente coté espagnol, il faut remonter  un petit ressaut pierreux pour aboutir au pied de l’abri Michaud (alt. 2 700m), reconnaissable  sous un énorme rocher. Temps de marche 3h30, il est temps de se pauser. De l’abri Michaud nous nous casquons jusqu’au sommet et enfilons les baudriers ; le terrain est croulant et le plus grand risque réside dans les chutes de pierres. Cette voie se nomme la Grande Diagonale ; ce couloir d’éboulis large à sa base et au pied de hautes murailles sur la droite, s’élève pour se transformer en un passage aérien face nord sur sa deuxième partie.

On trouve de nombreux cairns, et sur une épaule, on a devant soi la brèche des Isards. La laisser et à l’altitude 3 050m,  s’engager sur la droite pour remonter un couloir large au début puis se rétrécissant progressivement. On débouche sur la crête finale, vaste sommet schisteux (3144m) signalé par un triangle géodésique qui est au sol et une stèle à l’effigie du pyrénéiste Ledormeur.

Bien repérer le point de sortie car la descente se fait en suivant scrupuleusement l'itinéraire de montée. La vue est immense, aussi bien vers la France que vers l'Espagne. Nous terminons 6h de montée, accompagné de Paco, montagnard galicien qui s’est joint à nous dans l’ascension. Après avoir admiré les sommets comme le Vignemale, le Pic de Midi d’Ossau, la Frondella occidentale, la Sierra de Partacua et la Collarada, le pic Palas, le pic et les lacs d’Ariel, les lacs de Batcrabère, le refuge de Larribet tout en bas, nous prenons une petite collation et pensons au retour.

 

La descente est délicate sur un terrain glissant même à sec ; la concentration est au maximum car il faut chercher ses prises en désescalade et être toujours vigilants. Nous retrouvons l’abri Michaud et les gros blocs. Vers l’alt. 2 600m, sur les terrasses granitiques, remonter une pente herbeuse sur la droite qui conduit facilement jusqu’au col Noir (alt. 2 644m). On bascule versant français sur un couloir que l’on descend prudemment  (avec corde et piolet), car un gros névé barre l’accès au col coté français. Encore et toujours des blocs à descendre, quelques autres névés sans difficulté à traverser  et nous retrouvons le sentier du matin près du 2eme lac de Micoulaou et Batcrabère. Le refuge de Larribet est en vue, arrivée à 20h. Nous avons l’agréable surprise de constater que les gardiens du refuge ont retardé l’heure du dîner pour nous attendre ; un grand merci à eux.

Total : 6h de montée/ 6h de descente – dénivelé : 1200m

Lundi 30 juillet : après une bonne nuit de sommeil au refuge, à 9h30, nous reprenons le chemin de descente vers le parking du Plan d’Aste que nous faisons en 2h30 pour 600m de dénivelé négatif.

Commentaires