CANIGOU par le Barbet - Le 22 Juillet 2018

23 juillet 2018 - 12:23

Samedi à 17 h, malgré une météo incertaine, nous sommes cinq à partir bivouaquer au hameau de Los Masos pour affronter le dimanche l’ascension du Canigou. Trois kms après le village de Valmanya, la route s’arrête et, là, se trouve un parking charmant, ombragé au bord du torrent le Lentilla (Alt : 1020 m). Arrivés à 19h, nous commençons par installer nos tentes et une petite averse sans gravité vient troubler nos préparatifs. Nous avons ensuite tout notre temps pour apprécier le pique-nique et, la nuit tombée, nous décidons de nous coucher car le réveil est prévu à 5h15 ! Au petit matin, équipés de frontales, nous prenons un copieux petit-déjeuner, rangeons sommairement notre matériel de camping dans les véhicules et, à 6h15, nous attaquons à la lueur du jour naissant la montée du bois de Patriques par le GR. A 7h30, nous débouchons sur la piste des Cortalets à Prat Cabrera (Alt : 1670 m), satisfaits d’avoir déjà avalé le tiers du dénivelé de la journée ! Il faut dire que, dans le bois, la pente est raide… Le temps est brumeux, mais point de pluie à l’horizon. Nous suivons la piste un cours instant et la quittons, toujours sur le GR, pour la retrouver à 7h50 au Raz Del Prat Cabrera (Alt : 1739 m). Nous bifurquons immédiatement à gauche pour attaquer une montée raide qui suit grossièrement la clôture pour le bétail. Il est 8h30 lorsque nous passons une porte dans la clôture (Alt : 2040 m) ; nous avons déjà fait 1000 m de dénivelé, la moitié de ce qui est prévu ! Le GR emprunte ensuite un magnifique sentier en balcon qui oscille sur 2,5 km entre 2100 et 2200 m d’altitude. Nous traversons un immense champ de rhododendrons parfois encore en fleur. Nous passons tout près de la célèbre épave d’avion dont voici l’histoire : « Le 7 octobre 1961, un Dakota britannique effectuant la liaison Londres-Perpignan s'écrase sur le Canigou. Des 31 passagers et 3 membres d'équipage, il n'y a aucun survivant. L'avion s'est écrasé sur la face nord du Barbet, à 2200 mètres d'altitude. L'équipe de secours du chalet des Cortalets arrive sur les lieux de l'accident où les morceaux de l'avion sont encore en feux. Le spectacle est apocalyptique ; des corps calcinés gisent sur un rayon de cent mètres autour de l'épave. »  Trois cents mètres avant l’arrivée aux Cortalets (Alt : 2170 m, 9h45), nous bifurquons sur la gauche pour grimper sur les crêtes du Barbet, dernière grosse difficulté. Bientôt, plus de forêt mais un relief dégagé qui nous laisse voir, en contrebas,  un troupeau d’isards et, en haut, le but à atteindre : la crête et le sommet du Barbet. Les jambes sont lourdes et l’ascension plus lente, mais à 11h15, nous arrivons au sommet (Alt : 2715 m). De là, nous avons une belle vue sur le Canigou avec son sommet surpeuplé et sa célèbre cheminée. Nous traversons alors une vaste prairie où, comme très souvent, paissent les isards. Après cette descente douce bienvenue pour la récupération,  nous arrivons à la Porteille de Valmanya (Alt : 2591 m, 11h50). Il ne reste plus que 200 m à grimper d’abord dans un pierrier et ensuite dans la cheminée pour atteindre le sommet du Canigou (Alt : 2784 m, 12h20). Nous sommes contents, mais un peu déçu par le manque de visibilité, même si le temps est très agréable… Après le pique-nique et la traditionnelle photo près de la croix, à 13h, nous amorçons la longue descente par la voie habituelle qui nous conduit aux Cortalets et enfin retour par le même chemin que l’aller. Il est 17h15 lorsque nous rejoignons nos véhicules, bien fatigués par cette très longue randonnée mais heureux d’en avoir terminé !  Nous prenons le temps de récupérer un peu en trempant nos pieds meurtris dans le torrent et ne manquons pas de nous arrêter à l’ombre du tilleul du bistrot de pays de Baillestavy pour le traditionnel pot de fin.

Dénivelé : 2000 m – Temps de marche : 9h30 – Distance : 22,3 km

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