PIC DES SEPT HOMMES (alt. 2 651m) - le 24 juin 2018

26 juin 2018 - 01:05

Départ de rando 9 h au lieu dit La Togne (alt : 1700 m) en bordure de la piste 200 m après la fin de la route goudronnée qui passe près de la cabane des Forquets. Le hasard fait que nous sommes 7 hommes (et 2 femmes) pour attaquer l’ascension des Sept Hommes !  La météo est optimiste et la visibilité est excellente : une belle journée s’annonce… Juste après le ruisseau de La Togne, nous suivons un balisage jaune qui nous  mène jusqu’aux Roques Blanques en passant par les estives des Asmaris. La montée est raide et sans répit ; elle offre l’un des plus beaux points de vue sur le Costabonne et son arête nord. Nous coupons régulièrement la piste qui mène au Pla Guillem. Il est 10h30 lorsque nous arrivons à Roques Blanques et nous avons déjà avalé 550 m de dénivelé ! Nous bifurquons à droite pour suivre une des curiosités du massif du Canigou : une piste large et quasiment plate qui, sur une dizaine de kilomètres, relie le Pla Guillem à la Porteille de Rotja entre 2200 et 2300 m d’altitude. Autant dire, qu’après notre montée sans échauffement, ce plat fait le plus grand bien à nos mollets ! Nous quittons ce chemin sur la droite pour rejoindre le Col des Boucacers (Alt : 2281 m) ; il est midi et nous avons marché presque à plat pendant 1h30 ! Maintenant se présente devant nous la dernière grosse côte : l’ascension jusqu’au sommet des sept Hommes (Alt : 2251 m). Le sentier est balisé et très régulier. A 12h50, le but est atteint et il est l’heure du casse-croûte. Ce sommet fait partie du massif du Canigou ; il forme avec le Pic Rotja une crête qui oscille entre 2600 et 2700 m à environ 2 km au sud du Canigou. Nous prenons tout notre temps pour admirer le paysage alentour ; nous dominons le sentier qui de Marialles en passant par le refuge Arago conduit au sommet du Canigou avec la mythique Cheminée en bout de course. A la jumelle, nous apercevons le sommet surpeuplé en ce jour de la St Jean. A l’Ouest, se dressent tous les pics connus du Capcir : Roc Blanc, les Péric, Coumette d’Espagne, mais, petite frustration, pas le Carlit qui est embrumé ! Au Sud-Ouest, au-delà de la frontière : le Gra de Fajol et le Géant. A 13h30, nous repartons en suivant la crête jusqu’au pic de Bassibès ; là, nous la quittons pour suivre hors sentier l’épaulement qui descend à l’estive des Estables. Sans jamais sortir de la crête, nous naviguons au milieu des genêts qui, ô divine surprise, sont en pleine floraison ; magnifique spectacle pour les yeux et pour l’odorat ! Nous dominons deux vallées glacières : de Bassibès à gauche et de la Coma de Pi à droite. Dans cette dernière, nous surprenons un troupeau d’une trentaine d’isards en train de paître. A 15h30, nous arrivons aux Estables (Alt : 1760 m) où nous attend un troupeau de vaches fraichement débarqué en estive. Au col de la Régine, nous bifurquons à droite sur le GR pour une remontée de 200 m environ. A l’altitude 1938 m, nous le quittons sur la gauche pour le GR de pays qui emprunte un long sentier en balcon (parfois montant, parfois descendant…) qui rejoint le col des Basses en passant par la cabane des Cums. A noter que c’est le seul moment de la journée où nous passons en forêt ; cerise sur le gâteau, non seulement les genêts sont en fleur mais aussi les rhododendrons engendrant un superbe patchwork rose et jaune. Après le col, encore 2 km de piste en descente et nous rejoignons les véhicules ; il est presque 19h et la fatigue se lit sur les visages… Halte bienvenue au bistrot de Prats de Mollo et arrivée tardive vers 21h30 à Narbonne.

Total pour cette randonnée d’altitude qui oscille entre 1700 et 2650 m :

Dénivelé : 1500 m – distance : 22,8 km – temps de marche : 9 h.

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