SEJOUR DANS LES VOLCANS DU PUY DE DOME (63) - du 18 au 21 mai 2018

26 mai 2018 - 23:58

Lac Pavin- Montcineyre et Bourdouze – samedi 19 mai 2018

 Départ à 8h40 du village du très joli village de  Besse. Nous longeons la rivière Couze Pavin et passons à la source Goyon qui remonte en surface sous l’action des gaz ; elle est riche en fer et bicarbonate et sort à une température de 8°5. Nous traversons la ferme des Sagnes et arrivons au lac Pavin. C’est le plus profond d’Auvergne ( 93m ), parfaitement circulaire avec un diamètre de 800m et seulement âgé de 7 000 ans. Nous effectuons ensuite l’ascension du Puy Monchal   (alt. 1 407m) avec au sommet une belle vue sur le paysage environnant. La descente s’effectue dans une belle forêt de hêtres et de sapins. Nous traversons ensuite une zone d’estive où paissent les vaches Salers ; elle est parsemée de nombreuses tourbières. Nous arrivons près du lac de Montcineyre  où nous prenons notre déjeuner. Ce lac est un lac de barrage provoqué par l’éruption du volcan du même nom. Après le repas nous avons droit à la pluie et il est temps de bâcher !!! Nous empruntons la route qui passe à proximité du lac de Bourdouze ; nous traversons le hameau du Pont d’Anglard, nous quittons la route sur la gauche pour emprunter un chemin en forêt, puis au milieu des prairies. A 16h nous rejoignons nos voitures au village de Besse que nous prenons le temps de visiter jusqu’à 18h.

Total 23.50kms – Dénivelé : 500m – temps de marche 6h45

 

Visite du village de BESSE – 19 mai 2018

A histoire riche, patrimoine d’exception ! Maisons en pierre de lave noire, volets rouge sang de bœuf aussi appelé rouge de Besse, portes travaillées… Besse a une identité forte et plusieurs bâtiments exceptionnels sont emblématiques de cette richesse patrimoniale.

Le Manoir Sainte-Marie des remparts : Construit en 1935 par Ernest Barthélémy, ce bâtiment composite regroupe différents éléments architecturaux d'époques et d'origines diverses. En récupérant ces restes de différents édifices, romans ou gothiques, bessards ou non, laissés à l'abandon après travaux ou simplement donnés, le propriétaire a permis leur sauvegarde.

L'Église Saint-André : Située au coeur du bourg historique, l'église Saint-André a été édifiée aux XIème-XIIème siècles sur une ancienne coulée de lave (dont un affleurement a été conservé à côté du portail). Cette dernière a fourni l'essentiel des pierres nécessaires à la construction de l'édifice d'où sa couleur grise plus ou moins foncée.

La Maison dite "de la Reine Margot" : Le nom de ce bâtiment, construit au XVe siècle, lui vient de la légende selon laquelle Marguerite de Valois - surnommée "La Reine Margot" - y aurait résidé lors de sa fuite pour échapper à son frère, le roi Henri III. Il est probable que cette maison eut été la plus luxueuse de Besse, mais aucune preuve ne vient étayer la légende qui lui est attachée.

La Maison des Bouchers : Bâtie au XVe siècle, la maison a accueilli une boucherie depuis sa construction jusqu'en 1984 ! Elle fait partie d'un îlot à vocation commerciale, qui témoigne de l'importance de la clientèle locale et du dynamisme de la vie économique bessarde. La rue qui jouxte l'édifice, dite "rue des Boucheries", a un dénivelé important qui permettait de faciliter l'évacuation des résidus organiques (sang...). Doté de baies en anse de paniers, caractéristiques de l'architecture commerciale médiévale, le bâtiment est construit en pierre de lave. Il a été inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques dès 1926.

Le Beffroi :  Bâti au milieu du XVe siecle, le Beffroi (ou Beffroy) est la dernière porte monumentale ayant survécu au démantèlement des remparts.

L'ancien hôpital de Broglie : Cette boutique construite au XVe siècle a été reconvertie deux siècles plus tard en maison de charité à l'initiative de Marie, épouse de Victor Maurice de Broglie (prononcer "Breuil"), seigneur de Besse dès 1668. Le bâtiment possède notamment des baies de boutiques médiévales et une porte en arc ogival, dont le tympan était sculpté.

Le château du Bailli : Le château était la résidence du Bailli, représentant des seigneurs de la Tour d'Auvergne chargé de collecter l'impôt et de faire respecter la justice (selon les termes de la Charte de franchise accordée en 1270). Le Bailli était également chargé d'organiser la sécurité de la cité.

 

 

Vallée de Chaudefour et Puy de Sancy –  dimanche 20 mai 2018

 La Vallée de Chaudefour est une des trois vallées glaciaires du Massif du Sancy. Elle est réputée pour sa flore alpine et pour ses deux dykes acérés (Dent de la Rancune et Crête du Coq). Elle constitue une des plus belles vallées en auge d'Auvergne.

Début de rando à 8h45, Maison de la Réserve, altitude 1 150m. Nous remontons la Couze de Chaudefour et passons devant la source Ste Anne, fortement chargée en fer et pétillante à cause du CO2 provenant du magma à 20 kms de profondeur. Notre parcours quitte ensuite le torrent  et nous nous trouvons dans un cirque avec au fond la cascade de la Biche et à notre droite 2 énormes rochers d’escalade «  la Dent de la Rancune et la Crête de Coq ». Nous remontons  dans une forêt de hêtres sur un sentier assez pentu pour déboucher  à  1 450m d’altitude sur une crête dégagée parsemée de jonquilles  et anémones. Nous suivons cette crête peu pentue jusqu’au col de la Perdrix et son téléphérique ; en cours de route un magnifique paysage s’offre à nos yeux avec la station de super Besse, le lac Chauvet, au fond le lac Montcineyre, lac Pavin et tout le parcours fait la veille. Nous avons quelques passages délicats au milieu de névés pour atteindre le col de la Cabane (alt. 1 787m). Un effort supplémentaire de 100m de dénivelé nous permet d’atteindre le point culminant du Massif central, le  Puy de Sancy (alt. 1 883m). Il y a foule au sommet vu le nombre de personnes qui montent par téléphérique. Une table d’orientation  nous permet de faire le point sur tous les Puys environnants et notamment ceux qui nous attendent les jours suivants  le Puy de Dôme et le Puy Mary.  Nous redescendons au Col de la Cabane pour bifurquer vers la Pam de la Grange où nous faisons notre pause-déjeuner. Notre parcours se poursuit par une remontée en crête jusqu’au pic Intermédiaire (alt. 1 727m) et au Puy de la Cacadogne (alt. 1 784m). Ensuite  nous passons au Puy de Crébasses (alt. 1 762m) et amorçons la descente jusqu’à la magnifique prairie du Rocher de l’Audieuze (alt. 1 429m).  La descente se poursuit ensuite en balcon dans une belle forêt de hêtres jusqu’à ce que nous retrouvions la prairie du matin au pied de la Dent de la Rancune. Nous rencontrons un garde du parc qui nous montre des chamois avec sa longue vue. Arrivée aux voitures à 16h30.

Distance : 16,4 kms – dénivelé :  900m – temps de marche : 6h30

 

Puy de Dôme – lundi 21 mai 2018 (Pentecôte)

Départ à 9h10 du Col de Seyssat (alt. 1 077m). Nous empruntons le chemin des muletiers sur 2 kms et 350m de dénivelé et au bout de 50mn nous sommes arrivés au sommet.  Nous prenons le temps de visiter ce site  mémorable avec son temple de Mercure, son émetteur, sa gare et ses nombreux parapentistes qui ont une météo favorable pour la matinée. Vues sur la ville de Clermont-Ferrand, Volvic, les Puy de Côme, Pariou,  Suchet, etc…. Nous empruntons le GR pour la descente dans l’intention de rejoindre le Puy Pariou, mais l’orage arrive et vient perturber nos plans. Nous décidons de raccourcir la randonnée, et empruntons le GR 441 et le GR 4 pour revenir vers le parking. Il est 12h15 et,  la pluie ayant cessé, nous pique-niquons sur place.

Une partie du groupe rentre sur Narbonne et les autres partent dans le Cantal visiter Salers.

Distance : 8 kms – dénivelé : 450m – temps de marche : 3h

 

Visite de Salers – 21 mai 2018

Salers, classé parmi les plus beaux villages de France, est 42 kilomètres au nord d'Aurillac dans le Massif Central. Sur sa colline rocheuse, à 950 mètres d'altitude, Salers surplombe les vallées de l'Aspre, la Maronne et le Rat.

Parmi les nombreuses richesses patrimoniales de la cité fortifiée, l’église Saint-Mathieu renferme cinq tapisseries d’Aubusson du XVIIe siècle, mise au tombeau et lutrin polychrome.

A voir la place centrale de Salers, la place Tyssandier-d'Escous dans le centre du village. Autour de cette place il y a des hôtels particuliers et des maisons à tourelles en pierre volcanique de style Renaissance du 16ème siècle, l'époque où la ville était à son apogée, avec des détails architecturaux de luxe dans le linteau des portes sculptées et fenêtres à meneaux, et les toits d'ardoise traditionnels, avec leurs attrayantes petites cheminées.

 

Commentaires